Communiqué sur le CSA concernant la DGH -janvier 2026

Nos organisations syndicales FNEC-FP FO 53 et FSU 53 refusent de siéger au CSA-SD consacré à la DHG, convoqué le jeudi 29 janvier 2026, en raison de la véritable saignée de postes annoncée dans l’Éducation nationale lors des CSA ministériel et académique : plus de 4000 suppressions de postes dans le 1er et 2nd degré, sont prévues à l’échelle nationale.
Il s’agit d’une offensive inédite contre l’École publique, conséquence directe du budget Macron-Lecornu, qui prévoit près de 7 milliards d’euros supplémentaires pour les dépenses militaires et multiplie les cadeaux fiscaux aux grandes entreprises, au détriment des services publics.

Dans le second degré, l’académie de Nantes subira dès la rentrée 2026 la suppression de 120 postes. Le département de la Mayenne est particulièrement visé avec 19 postes supprimés en collèges et 2 en lycées, auxquels s’ajouteront encore des postes préemptés par les PAS.


Or, notre département est déjà structurellement déficitaire en personnels. Chaque rentrée voit des classes laissées sans enseignants, des heures de cours non assurées faute de professeurs, et des besoins de remplacement très loin d’être couverts. Cette situation constitue une rupture grave de l’égalité des droits et de l’accès à l’instruction sur l’ensemble du département mayennais.

L’argument ministériel de la baisse démographique ne saurait justifier ces suppressions, d’autant
que les postes nécessaires n’ont jamais été créés lorsque les besoins étaient pourtant avérés.

Enfin, les représentants des personnels sont convoqués à un CSA départemental sans que les documents de travail indispensables ne leur soient transmis dans les délais réglementaires, en totale contradiction avec les obligations légales et réglementaires.

Par respect pour les personnels des collèges et lycées, comme pour les usagers de l’École publique, et afin de pouvoir défendre efficacement les intérêts de nos collègues et de nos élèves, nos organisations syndicales FNEC-FP FO 53 et FSU 53 décident de ne pas siéger au CSA-SD du jeudi 29 janvier 2026.
A Laval, le 28 janvier 2026

La version PDF ici

Fermeture d’un poste d’infirmière au collège de Grez-en-Bouère

C’est NON !

Rassemblement devant le collège à Grez-en-bouère Mardi 27 janvier à 17h00

La FNEC-FP FO 53, La CGT Educ’action 53 et la FCPE ont appris la suppression d’un poste d’infirmière scolaire (INFENES) implanté au collège de Grez-en-Bouère. En réalité, il s’agit d’une réorganisation opérée par le directeur académique Fabien Audy, suite à une décision prise par la Rectrice le 18 mars 2025 en CSA académique.

C’est lors d’une réunion départementale le 19 janvier dernier, que notre collègue infirmière, rattachée au collège de Grez-en-Bouère a appris brutalement la suppression de son poste, sans aucun ménagement, et sans que nos organisations syndicales représentatives au CSA en soient informées !

Nos organisations n’acceptent pas cette suppression de poste !

Pour le président Macron, la santé mentale serait une grande cause nationale ; vraiment ?
La situation est déjà alarmante : un nombre croissant de jeunes est touché par des problématiques de santé mentale, avec des troubles de plus en plus lourds, étroitement liés au contexte social. Cette réalité intervient alors que la situation est déjà extrêmement tendue, marquée par un manque criant de moyens humains en médecine scolaire, chez les psychologues, au sein des RASED, et parmi les assistants sociaux, entre autres.

Nos organisations rappellent que la Mayenne est un département rural et le troisième désert médical de France. Une personne sur trois n’a pas de médecin traitant. Certains des élèves n’ont pour seuls contacts avec un personnel médical que ceux qu’ils ont avec leur infirmière scolaire.
La FNEC-FP FO 53, la CGT Educ’action, avec la FCPE revendiquent l’abandon de la suppression de poste au collège de Grez-en-Bouère.

Elles appellent, les personnels, les familles, à se rassembler mardi 27 janvier à 17h, devant le collège de Grez-en-Bouère, pour faire annuler cette fermeture.

Affiche à télécharger ici

Communiqué sur la vidéosurveillance dans les établissements de la Mayenne

A Laval, le 14 janvier 2026

Le Syndicat National Force Ouvrière des Lycées et des Collèges de la Mayenne
(SNFOLC 53) a appris par voie de presse la décision du Conseil départemental
d’installer, dès le mois de février, 128 caméras de vidéosurveillance dans les
collèges mayennais.

Cette décision, prise de manière unilatérale par le président du Conseil
départemental, Olivier Richefou, s’inscrit dans un contexte national marqué par une
surenchère sécuritaire : annonces gouvernementales répétées, interventions des
forces de l’ordre dans les établissements, fouilles de sacs à l’entrée des collèges et
des lycées. Les élèves évoluent déjà dans un climat anxiogène avant même d’entrer
en classe. Ils seront désormais filmés et surveillés par des dispositifs de
vidéosurveillance opérés par des agents « accrédités », sous l’égide des forces de
l’ordre.

Les jeunes ont besoin de sérénité et de moyens pour étudier, non d’un contrôle
permanent par des caméras ou de fouilles policières.
Le SNFOLC rappelle que la mission de surveillance relève déjà des assistants
d’éducation (AED), dont les effectifs sont notoirement insuffisants et dont les
conditions de travail et salariales sont particulièrement précaires.
Le SNFOLC 53 condamne cette décision autoritaire et unilatérale du Conseil
départemental, qui ne répond en rien aux besoins urgents des établissements
scolaires, et constitue une nouvelle atteinte aux libertés.
Le président du Conseil départemental lui-même reconnaît qu’« il n’y a pas
d’élément déclencheur ou de problème de sécurité » ayant motivé cette décision.
Cette orientation sécuritaire aura pourtant un coût démesuré : 450000 euros sont
prévus pour le déploiement de ces caméras, sans compter le visionnage et l’analyse
des images.


Dans le même temps, tous les collèges mayennais sont concernés par la présence
d’amiante (un danger mortel pour les adultes comme pour les élèves), le parc
informatique est largement insuffisamment financé et trop souvent obsolète, et des
travaux d’isolation sont indispensables pour éviter que les salles de classe ne
deviennent des étuves lors des épisodes de canicule.
Le SNFOLC 53 rappelle également que l’installation de dispositifs de
vidéosurveillance n’a fait l’objet d’aucune consultation des conseils d’administration
des collèges. Or, la CNIL précise que « dans un collège ou un lycée, la mise en
place de caméras relève d’une décision du chef d’établissement, après délibération
du conseil d’administration ».


Le SNFOLC 53 dénonce une réponse sécuritaire inefficace et anxiogène, qui ne
répond ni aux besoins des personnels ni à ceux des élèves. Ce dispositif de
surveillance ne fera en réalité qu’aggraver un climat déjà dégradé par une escalade
autoritaire.


Le SNFOLC 53 s’oppose à l’installation de caméras aux abords des collèges et
interpelle la Rectrice ainsi que la CNIL sur cette dérive préoccupante.
Enfin, le SNFOLC 53 poursuit son combat contre la réduction des crédits de
fonctionnement et les suppressions de postes annoncées par le ministère, dans un
contexte d’austérité budgétaire que le projet de loi de finances 2026 ne fera
qu’aggraver.

SN FO LC 53, syndicat FO des collèges et lycées

Lien du pdf : COMMUNIQUE videosurveillance SNFOLC53

Motion sur la Protection Sociale Complémentaire

Motion des 43 enseignants et AESH réunis avec le SNUDI-FO 53 et le SNFOLC 53

Nous, enseignants et AESH de la Mayenne, réunis avec la FNEC-FP FO 53 le 3 décembre 2025,
avons échangé sur la protection santé complémentaire (PSC) qui deviendra obligatoire à compter
du 1er mai 2026. Nous dénonçons l’accord ministériel du 8 avril 2024.

Nous constatons tout d’abord que cette nouvelle PSC est loin d’être un gain de pouvoir d’achat pour
tous les agents, comme le laisse entendre le ministre de l’Education nationale car :

• Les conditions tarifaires et les garanties proposées sont différentes d’un ministère à l’autre,
créant une inégalité importante entre les fonctionnaires.

• En fonction des situations individuelles, les simulations réalisées montrent souvent soit un
très faible gain (inférieur aux 22 € supplémentaires pris en charge par l’Etat), soit un coût
équivalent, soit même pour certains, en particulier des familles, un tarif plus élevé.

• Certains collègues avaient des contrats moins chers pour des garanties équivalentes, parfois
meilleures, ou des garanties qu’ils estimaient suffisantes pour eux, ou encore des garanties
différentes pour eux et pour leurs enfants, ce qui n’est plus possible.

• A ces simulations, il faudra en plus ajouter le coût de la prévoyance, souvent déjà comprise
dans le prix de nos contrats actuels

Nous refusons l’adhésion obligatoire au volet santé.

De plus, nous considérons que, sous couvert d’avancée sociale, cette PSC est en réalité une
attaque frontale contre les principes de la Sécurité sociale, construite selon l’adage « chacun cotise
selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». C’est une attaque qui favorise encore davantage
la privatisation et le marché. Nous savons que pour d’autres ministères, c’est une start-up financée
par des fonds de pension qui a obtenu la gestion de la PSC. Nous considérons que la santé n’est
pas une marchandise, et qu’elle constitue un droit essentiel et fondamental.

Pour toutes ces raisons, nous revendiquons l’abrogation de l’accord ministériel du 8 avril
2024, afin qu’il puisse être renégocié.

Nous mandatons la FNEC-FP FO 53 pour qu’elle propose aux autres organisations
syndicales représentatives du département de porter ensemble cette revendication.

Appel à la mobilisation du 2 octobre

Les puissantes mobilisations des 10 et 18 septembre ont exprimé la colère et la détermination de centaines de milliers de travailleurs et de jeunes qui veulent en finir avec les politiques d’austérité et de marche à la guerre du président Macron.

Cette colère continue de s’exprimer dans les réunions syndicales et dans les assemblées citoyennes qui se réunissent partout dans le pays.

Tout en reconnaissant qu’il était le premier ministre le plus faible de l’histoire de la Vème République, Sébastien Lecornu a dit aux confédérations qu’il ne pouvait répondre à aucune revendication. Il a seulement renoncé à la suppression des deux jours fériés. Il maintient donc les autres dispositions du budget Bayrou dans le cadre des orientations du président Macron. Il refuse de répondre aux revendications d’abrogation de la réforme des retraites, d’augmentation de la valeur du point d’indice, de créations de postes…

Pour la FNEC FP-FO, ce n’est pas par une nouvelle journée d’action de 24 heures que nous pourrons obtenir satisfaction. Le premier ministre ne nous laisse pas d’autre choix que de monter d’un cran.

C’est pourquoi, la FNEC FP-FO fait sienne la résolution du comité confédéral national FO, réuni le 25 septembre : « Pour gagner sur les revendications, à commencer par l’abrogation de la réforme des retraites et l’abandon de tout budget d’austérité, le CCN appelle toutes les structures à réunir les salariés pour discuter et décider la grève et sa reconduction, à partir du 2 octobre, dans l’action commune partout où c’est possible. »

La FNEC FP-FO appelle ainsi les personnels à se réunir dans leurs écoles, dans leurs établissements, dans leurs services pour décider la grève et rejoindre toutes les initiatives qui seront prises pour bloquer le pays… Elle s’est adressée aux autres fédérations de l’Education nationale pour leur proposer d’appeler les personnels à la grève à partir du 2 octobre, et d’organiser les assemblées générales pour décider sa reconduction.

 

Toutes et tous en grève à partir du 2 octobre !

– Retrait total du budget Bayrou ! L’argent pour l’Ecole publique pas pour la guerre !

– Abrogation de la réforme des retraites !

– Augmentation d’au moins 10% de la valeur du point d’indice !

– Arrêt des suppressions de postes ! Créations de postes à hauteur des besoins !

– Un statut et un vrai salaire pour les AESH et les AED !

– Abrogation des contre-réformes qui détruisent l’Ecole publique !

Rendez-vous à 10h45 au 43 rue du Bas des Bois au niveau de l’usine TDV (à côté du Pont d’Avesnières).

Après la grève du 18 septembre

Nous étions 2500 à Laval et un million dans les rues françaises à manifester contre le budget d’austérité ce jeudi 18 septembre. L’intersyndicale lance maintenant un ultimatum au gouvernement pour continuer la lutte ! 

Assassinat de Mélanie, collègue AED dans l’exercice de ses fonctions

Mardi 10 juin, à Nogent en Haute-Marne, Mélanie, AED, a été poignardée par un élève, lors d’une fouille des sacs encadrée par les gendarmes. Elle est décédée de ses blessures. Notre organisation syndicale et la fédération des parents d’élèves, adressent leurs condoléances et leur soutien à sa famille, ses proches et aux collègues de l’établissement.

Pour la FNEC-FP FO 53 et la fédération des parents d’élèves de la Mayenne des réponses rapides et concrètes doivent être apportées… Ces réponses, ce sont  des moyens pour l’école, ce sont des dotations suffisantes en personnels pour répondre à tous les besoins (PsyEN, infirmières, AED, AESH, enseignants, CPE, Chefs d’établissements, administratifs…)

Les personnels de l’éducation nationale et les parents d’élèves sont encore une fois endeuillés, mais derrière la tristesse se cache une colère grandissante et les premières déclarations, nouvelles mesures annoncées ne l’apaisent en rien…

Lire le communiqué FNEC-FP-FO 53 -FCPE 53