Compte rendu de la F3SCT du 20 mars 2026

Déclaration de la FNEC-FP FO à la F3SCT du 20 mars 2026

Monsieur le directeur académique,
Une nouvelle fois cette année, les enseignants, et l’ensemble des fonctionnaires, ont eu droit en guise d’étrennes à l’annonce d’un budget d’austérité avec des milliards d’économies réalisées sur le dos des services publics. Ce budget se traduit de nouveau par des milliers de suppressions de postes, la reconduction du gel du point d’indice, le maintien d’un jour de carence et du retrait de 10 % de salaire en cas d’arrêt maladie.
En mars, toujours pas le moindre chocolat en vue, puisque le président Macron nous a refait le coup du « Nous sommes en guerre !» et utilise de nouveau la situation internationale pour justifier sa politique antisociale, préférant investir dans les canons plutôt que dans l’éducation ! Cela s’est même aggravé puisque cette année, pour la première fois, le budget des armées est plus important que celui de l’Education Nationale, ce qui en dit long sur les orientations bellicistes du gouvernement Macron-Lecornu.
Partout dans le monde, ce sont les peuples qui paient le prix fort de ces politiques va-t-en-guerre. Le gouvernement français doit mettre fin à son économie de guerre qui génère inflation pour la majorité, et enrichissement pour une minorité de profiteurs. Dans ce contexte, la spéculation va bon train. En France, l’explosion des prix du pétrole impacte directement le pouvoir d’achat des salariés et met en danger des milliers d’emplois. Le gouvernement a les moyens de bloquer les taxes sur les carburants et l’énergie pour en limiter la hausse. C’est ce que nous exigeons. Les conséquences sociales sont parfois terribles pour les personnels qui doivent payer pour aller travailler. Nous aurons à ce propos un avis à soumettre au vote de la F3SCT.
Pour notre part, à Force Ouvrière, nous refusons d’être instrumentalisés en vue d’une prétendue économie de guerre, d’un soi-disant « effort collectif » ou autre « destinée commune » voulus par le président Macron. FO ne se taira pas et ne rentrera pas dans le piège de l’union sacrée, qui devrait être, selon certains, synonyme de renoncement et d’abandon des revendications dont les plus urgentes :
● L’abandon de toutes les contre-réformes qui cassent l’École Publique et dégradent la santé des personnels.
● L’augmentation de la valeur du point d’indice à hauteur de 33% pour rattraper les pertes subies depuis l’année 2000.
● L’amélioration des grilles indiciaires
● L’annulation de toutes les suppressions de postes et la création de postes statutaires à hauteur des besoins.
● La création d’un poste et le recrutement d’un médecin de prévention pour le département
● L’abandon de l’acte 2 de l’école inclusive et la défense de l’ASH
● Le respect de toutes les notifications de la MDA.
● Un vrai statut, un vrai salaire pour les AESH.
● L’arrêt du financement de l’enseignement privé avec l’argent public.
● L’abrogation de la réforme des retraites.

Concernant l’égalité professionnelle, la FNEC-FP FO 53 met à nouveau en évidence, le décalage, voire la dystopie entre les intentions affichées du gouvernement, et les mesures prises qui sont à rebours.
Oui, l’Etat employeur met à mal ses agents et a pris ces derniers mois, à travers les lois de finances, des mesures particulièrement défavorables à la Fonction publique et en particulier aux femmes de la Fonction publique : nous parlons ici de la réduction des budgets d’action sociale mais surtout du jour de carence et de la perte de 10% de rémunération pour tous les arrêts maladie ordinaires y compris par exemple, pour les personnels se trouvant en situation d’affection longue durée, y compris pour les arrêts consécutifs à une hospitalisation, y compris pour les femmes en situation de grossesse.

Non, perdre 10% de salaire ne peut en aucun cas empêcher les agents publics d’être malades, comme le sous-entendent nos gouvernants, en alimentant très largement le fonctionnaire bashing.
D’autre part, comme si cela ne suffisait pas, l’Etat employeur envisage très prochainement une réduction des ASA pour raison parentale (les jours enfant malade) et soulève le sujet de la gestion des mi-temps thérapeutiques.
Quel contraste avec les écrits du directeur général de l’administration et de la Fonction publique dans son éditorial du rapport annuel égalité 2025 que je cite « La Fonction publique dont les effectifs sont majoritairement composés de femmes, joue un rôle central dans la mise en oeuvre de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans notre pays ».
Enfin, nous aurons manifestement lors de cette réunion les bilans santé et sécurité au travail et accidents de service/maladies professionnelles de suivis sociaux des agents, FO rappelle inlassablement, à tous les niveaux, qu’une véritable prévention commence par une prévention primaire effective qui protège les agents de toute dégradation des conditions de travail. La meilleure façon de ne pas générer les risques, c’est de ne pas les provoquer !

C’est dans ce contexte austéritaire, dans lequel chaque année des milliers et des milliers de postes sont supprimés, que les contre-réformes démantèlent progressivement mais surement l’école Publique, que les personnels démissionnent, fatigués, épuisés par des conditions souvent intenables.
En Mayenne, un poste d’infirmière scolaire est supprimé pour la prochaine rentrée. Cette suppression aura des conséquences terribles pour la santé et les conditions de travail des personnels de santé. Ainsi nous aurons un avis à soumettre au vote de la F3SCT à ce sujet.
Le constat est sans appel : l’institution, pourtant tenue par une obligation de protection envers ses agents, est aujourd’hui directement responsable de la dégradation de leurs conditions de travail. Par ses choix politiques et budgétaires, elle organise une maltraitance institutionnelle qui conduit à l’épuisement professionnel, à l’explosion des maladies professionnelles et, dans les situations les plus dramatiques, à des drames humains. Cette réalité ne peut plus être niée.
La reconnaissance du travail ne peut plus se limiter à des discours. Elle passe par des actes concrets : une revalorisation indiciaire immédiate, significative et sans contrepartie, permettant enfin des salaires à la hauteur des missions exercées et de l’inflation subie.
Dans le même temps, les orientations imposées, notamment avec l’acte 2 de l’école inclusive et les PAS, ne font qu’aggraver la situation. L’inclusion systématique et indifférenciée, sans moyens à la hauteur des besoins, désorganise les écoles et met en difficulté personnels comme élèves, tout en maintenant les AESH dans une précarité inacceptable. À cela s’ajoutent l’allongement contraint des carrières avec la réforme scélérate des retraites, obligeant les personnels à exercer jusqu’à un âge avancé dans des conditions toujours plus dégradées, ainsi que les suppressions massives de postes (plus de 15 000 depuis 2017) qui traduisent un abandon assumé de l’École publique.

Face à cette politique de démantèlement, la fédération FO de l’enseignement en Mayenne refuse toute résignation. FO refuse le pillage organisé de l’École publique et exige la restitution immédiate des postes supprimés. C’est une condition indispensable pour engager une véritable politique de prévention primaire et garantir des conditions de travail dignes pour les personnels comme un service public d’éducation garant de l’égalité des droits.

Ce texte en pdf :

DECLARATION_FNEC_FP_F3SCT_20.03.26

Le compte-rendu de cette réunion :

CR_F3SCT_20.03.26

CSASD du 16 mars 2026 : déclaration et compte-rendu

Le 16 mars, un CSASD (comité social d’administration spécial départemental, qui remplace les comités techniques (CT) et les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ) s’est déroulé ; voici la déclaration faite par notre syndicat, le SNFOLC 53 :

Monsieur le Directeur académique, Mesdames et Messieurs les membres du CSASD,

Le SNFOLC53 et sa fédération, la FNEC FP FO 53, rappellent que le bon fonctionnement des instances suppose que les représentants des personnels disposent d’un temps suffisant pour prendre connaissance des documents et préparer les échanges. Une transmission des documents de travail par vos services dans les délais légaux y est donc nécessaire.

L’examen des mesures de carte scolaire pour la rentrée 2026 dans le second degré fait apparaître une tendance très préoccupante pour notre département.

Le bilan global est sans ambiguïté : 12 créations pour 30 suppressions, soit un solde de –18 postes. Cette diminution importante des moyens intervient dans un contexte où les établissements sont déjà confrontés à des difficultés croissantes : effectifs chargés, multiplication des compléments de service, et recours accru aux personnels contractuels.

Les collèges enregistrent à eux seuls une perte nette de 7 postes, touchant plusieurs disciplines comme les lettres modernes, l’histoire-géographie, les mathématiques ou encore les langues vivantes. Dans plusieurs cas, les suppressions sont justifiées par l’existence de postes vacants. Force Ouvrière rappelle que la pénurie d’enseignants ne peut constituer une justification acceptable pour réduire durablement le potentiel d’enseignement dans le département.

La situation est encore plus marquée dans les lycées généraux et technologiques, qui subissent 12 suppressions de postes sans aucune création. Les réductions touchent de nombreuses disciplines et risquent d’entraîner des conséquences directes sur les conditions d’enseignement, notamment en matière de groupes, d’options ou d’accompagnement des élèves.

Par ailleurs, nous constatons un recours très important aux postes neutralisés : plus de soixante dans l’ensemble du second degré. Ce fonctionnement repose largement sur des blocs de moyens provisoires, des compléments de service ou l’affectation de stagiaires. Une telle gestion fragilise la stabilité des équipes pédagogiques et réduit les possibilités de mutation pour les personnels.

Enfin, la transformation de plusieurs postes ordinaires en postes à exigences particulières interroge également, car elle restreint le vivier de candidats et peut conduire à des postes non pourvus.

L’ensemble de ces mesures, justifiées par la baisse démographique, va encore dégrader les conditions de travail des personnels et les conditions d’apprentissage des élèves. Pour le SNFOLC53, cet argument ne tient pas : la baisse démographique pourrait au contraire permettre d’améliorer l’encadrement des élèves et de réduire les effectifs par classe. L’École publique ne doit pas être gérée comme une variable d’ajustement budgétaire.

Nous demandons que ces choix soient réexaminés et que des moyens supplémentaires soient mobilisés afin de garantir une rentrée scolaire 2026 dans des conditions optimales pour les personnels comme pour les élèves.

Voici le compte-rendu de cette réunion :

Etaient présents :
– Représentants des personnels :
Délégation Force Ouvrière : S. Mallard, C. Le Bloa, S. Aligon (représentantes SNFOLC53),
CGT (2), SNES (2), UNSA (2)

-Administration :
M. Audy (DASEN), M. Vauléon (secrétaire général DSDEN), M. Trocherie (DSDEN), Mme Rabbé (DSDEN)

BILAN GLOBAL DES CREATIONS ET SUPPRESSIONS DE POSTES :
le second degré perd 18 postes dans le département !

Collèges : forte baisse des moyens

    • Créations : 5
    • Suppressions : 12
  • Solde : –7 postes : un solde qui confirme une politique de réduction des moyens.
  • Lettres modernes : 4 suppressions
  • Histoire-géographie : 2 suppressions
  • Mathématiques : 1 suppression
  • Anglais : 1 suppression

   → Certaines suppressions sont justifiées par :

  • mesures de carte scolaire
  • postes vacants non pourvus

La suppression de postes parce qu’ils sont vacants entérine la pénurie d’enseignants.

  • Suppressions à Mayenne, Laval, Château-Gontier, Meslay-du-Maine, Grez-en-Bouère.
  • Plusieurs postes liés à ULIS apparaissent (créations ou neutralisations).

On assiste à un possible redéploiement vers l’inclusion, mais sans moyens globaux supplémentaires. 

Lycées généraux et technologiques : le secteur le plus touché, avec des réductions dans toutes les disciplines : 

  • philosophie
  • lettres modernes
  • anglais
  • histoire-géographie
  • SES
  • physique-chimie
  • SVT
  • EPS
  • éco-gestion
  • industries graphiques
  • Créations : 0
  • Suppressions : 12
  • Solde : –12 postes

Lycées professionnels : des créations qui compensent à peine les suppressions.


→ La plupart sont des transformations de postes ordinaires en postes SPEA (postes à exigences particulières) donc pas de réels moyens supplémentaires.
→ Cela peut également réduire le vivier de candidats au mouvement !

Ex au LP Robert Buron : 4 transformations de poste

  • Créations : 7
  • Suppressions : 6
  • Solde : +1 poste



Bilan total pour le département : 

  • Créations : 12
  • Suppressions : 30
  • Solde : –18 postes

Un très grand nombre de neutralisations de postes ( 33 ) avec pour conséquence moins de postes ouverts au mouvement et davantage de précarité dans les affectations. Les raisons invoquées sont : l’attente de l’évolution des besoins, les BMP, les compléments de service, les postes réservés stagiaires, les formations CAPPEI. 

Les neutralisations sont un moyen de geler des postes et de couvrir les besoins avec des enseignants contractuels. Il y a moins de postes ouverts au mouvement et plus de précarité dans les affectations.

Conclusion :

On assiste à une réduction nette des moyens, une gestion par le provisoire
(BMP, neutralisations), une tension sur les disciplines générales. Tout cela correspond à une politique de rationalisation budgétaire plutôt qu’un renforcement de l’offre éducative. L’argument de la baisse démographique pour justifier ces mesures ne tient pas : cette baisse pourrait au contraire permettre d’améliorer les conditions de travail des élèves et des personnels. Une telle gestion fragilise la stabilité des équipes éducatives et réduit les possibilités de mutation pour les personnels.

Le SNFOLC53, la CGT, et le SNES ont voté CONTRE ce projet. L’UNSA s’est abstenu. 

Compte-rendu du CSA (comité social d’administration spécial départemental) du 6 février 2026

Un comité social d’administration spécial départemental de repli s’est déroulé le 6 février.

Le CSA- SD examine la répartition des moyens dans le second degré.

Lors d’un CSASD de repli il n’y a pas de vote. Néanmoins, nous avons obtenu des
explications sur des situations préoccupantes.

La déclaration de la FNEC-FP FO 53 est ici :

26-02-06 Déclaration CSA de repli (1)

Le bilan est à trouver ici :

CPTE RENDU CSASD de repli du 06 février 2026 (1)

Communiqué sur le CSA concernant la DGH -janvier 2026

Nos organisations syndicales FNEC-FP FO 53 et FSU 53 refusent de siéger au CSA-SD consacré à la DHG, convoqué le jeudi 29 janvier 2026, en raison de la véritable saignée de postes annoncée dans l’Éducation nationale lors des CSA ministériel et académique : plus de 4000 suppressions de postes dans le 1er et 2nd degré, sont prévues à l’échelle nationale.
Il s’agit d’une offensive inédite contre l’École publique, conséquence directe du budget Macron-Lecornu, qui prévoit près de 7 milliards d’euros supplémentaires pour les dépenses militaires et multiplie les cadeaux fiscaux aux grandes entreprises, au détriment des services publics.

Dans le second degré, l’académie de Nantes subira dès la rentrée 2026 la suppression de 120 postes. Le département de la Mayenne est particulièrement visé avec 19 postes supprimés en collèges et 2 en lycées, auxquels s’ajouteront encore des postes préemptés par les PAS.


Or, notre département est déjà structurellement déficitaire en personnels. Chaque rentrée voit des classes laissées sans enseignants, des heures de cours non assurées faute de professeurs, et des besoins de remplacement très loin d’être couverts. Cette situation constitue une rupture grave de l’égalité des droits et de l’accès à l’instruction sur l’ensemble du département mayennais.

L’argument ministériel de la baisse démographique ne saurait justifier ces suppressions, d’autant
que les postes nécessaires n’ont jamais été créés lorsque les besoins étaient pourtant avérés.

Enfin, les représentants des personnels sont convoqués à un CSA départemental sans que les documents de travail indispensables ne leur soient transmis dans les délais réglementaires, en totale contradiction avec les obligations légales et réglementaires.

Par respect pour les personnels des collèges et lycées, comme pour les usagers de l’École publique, et afin de pouvoir défendre efficacement les intérêts de nos collègues et de nos élèves, nos organisations syndicales FNEC-FP FO 53 et FSU 53 décident de ne pas siéger au CSA-SD du jeudi 29 janvier 2026.
A Laval, le 28 janvier 2026

La version PDF ici

CDEN du jeudi 12 septembre 2024 : la FNEC-FP-Fo 53 claque la porte.

Ce jeudi 12 septembre avait lieu le CDEN de la Mayenne. La FNEC-FP-FO 53 a décidé de ne quitter cette instance après lu une déclaration dont voici un extrait : « La FNEC-FP-FO ne jouera pas les figurantes dans ce CDEN, cette instance consultative réunie aujourd’hui pour la forme, dans laquelle il n’y a rien à discuter parce que tout est verrouillé par un gouvernement démissionnaire et désavoué et à qui nous refusons d’accorder la moindre caution. »