- Piratage de l’Éducation nationale : communiqué de la FNEC-FP FO 53
Piratage de l’Éducation nationale : données des personnels, des élèves et des familles exposées, services bloqués, conditions de travail dégradées, et encore le démerdentiel…
À quelques jours de la rentrée, l’Éducation nationale de nouveau dans le chaos
Le communiqué à télécharger en PDF
La colère monte dans les écoles, les établissements et les services de l’Éducation nationale.
De très nombreux personnels enseignants et non enseignants (personnels administratifs des services, chefs d’établissement, AESH…) se retrouvent privés d’accès à leurs outils professionnels, parfois depuis plusieurs semaines : messagerie académique, applications de gestion, outils administratifs et systèmes d’information nécessaires au fonctionnement du service public.
Les remontées du terrain sont alarmantes : des collègues ne peuvent plus accéder à leur messagerie professionnelle ou aux applications nécessaires à leur travail ; des remplaçants ne peuvent pas être missionnés normalement ; des directrices et directeurs d’école n’ont plus accès aux outils de gestion des élèves (ONDE…) ; des personnels des DSDEN ayant repris le travail se retrouvent bloqués et avec des conditions de travail dégradées ; des chefs d’établissement et les personnels administratifs sont confrontés aux mêmes difficultés, la gestion des avancements et promotions est bloquée…
Et alors que la paie doit être préparée, le ministère doit répondre immédiatement : le versement des salaires pourra-t-il être assuré normalement la semaine prochaine ?
À une semaine de la rentrée, ce sont encore les personnels qui paient les conséquences de cette situation.
Le 31 juillet, le ministère de l’Éducation nationale reconnaissait officiellement avoir été victime d’une intrusion frauduleuse dans l’un de ses systèmes d’information, susceptible d’avoir conduit à l’exfiltration de données personnelles concernant un nombre important d’agents. Le ministère indiquait alors que les investigations se poursuivaient.
Depuis, la situation apparaît beaucoup plus grave et des données personnelles auraient été massivement exfiltrées, exposant ainsi les agents de l’Éducation nationale. D’après les éléments dont nous disposons, en dépit du silence du ministère, l’attaque pourrait concerner bien au-delà des seuls personnels : élèves, enseignants, personnels administratifs mais également parents et responsables légaux.
Environ 1,22 million d’élèves distincts, 4,35 millions d’identifiants de personnels et environ 602 000 comptes académiques pourraient apparaître dans les données revendiquées. L’ampleur exacte de la compromission n’est toujours pas établie par le ministère.
Mais le problème est suffisamment grave pour que la question soit posée publiquement. Le risque est réel : une telle accumulation de données peut faciliter les tentatives d’hameçonnage ciblé, l’usurpation d’identité, les fraudes et les attaques visant directement les personnels, les élèves et leurs familles.
Comment l’État peut-il demander aux personnels, aux élèves et aux familles de faire confiance aux outils numériques de l’Éducation nationale lorsque leurs données les plus personnelles sont ainsi exposées ?
Alors, qui est responsable ?
Si les hackers sont responsables de l’attaque, cela ne dispense en rien l’État et le gouvernement de leurs responsabilités.
Depuis des années, les gouvernements successifs imposent suppressions de postes, réductions de moyens et réorganisations permanentes à l’Éducation nationale.
Pendant ce temps, l’administration dépend toujours davantage d’outils numériques complexes et interconnectés pour faire fonctionner les écoles, les établissements et les services.
Qui a décidé de supprimer des milliers de postes dans l’Éducation nationale ?
Qui organise depuis des années la réduction des moyens humains et matériels du service public ?
Qui porte la responsabilité de garantir la sécurité et la continuité des systèmes d’information de l’État ?
Qui doit garantir la protection des données personnelles des agents, des élèves et des familles ?Le ministère rappelle lui-même qu’il est responsable de nombreux traitements de données personnelles. Ce même ministère a recours très régulièrement à des sous-traitants pour la gestion de ces données. Le recours à des prestataires ne fait pas disparaître la responsabilité du ministère : l’État doit garantir la sécurité et la protection des données dont il assure le traitement.
Et ce n’est malheureusement pas la première alerte. En mars 2026, le ministère avait déjà reconnu une intrusion dans son système RH COMPAS. Environ 243 000 agents, stagiaires ou titulaires étaient concernés par l’exfiltration de données personnelles comprenant notamment des éléments d’identité et des coordonnées.
Combien faudra-t-il encore de fuites de données pour que le gouvernement prenne la mesure de la situation ?
« Qui aurait pu prédire ? »Le gouvernement peut toujours expliquer qu’une cyberattaque est imprévisible. Mais qui pouvait ignorer que des systèmes informatiques concentrant les données de millions de personnes constituent une cible majeure ?
Qui pouvait ignorer que la sécurisation de ces systèmes nécessite des personnels qualifiés, des moyens techniques et humains, des investissements et non une politique d’austérité continue ?
Réduction drastique des moyens, suppression des postes, fragilisation des services publics, transferts des responsabilités… c’est bien le gouvernement qui organise les conditions d’un fonctionnement dégradé.
Après les salaires insuffisants, les milliers de suppressions de postes, la dégradation continue des conditions de travail par des contre-réformes imposées aux personnels…
Voici maintenant un État qui n’est même plus capable, à une semaine de la rentrée, de garantir à ses agents l’accès normal à leurs outils de travail et qui doit répondre à de graves interrogations concernant la protection de leurs données personnelles et celles des élèves et des familles.
La fédération FO de l’enseignement en Mayenne exige :
- le rétablissement immédiat et complet des accès aux outils professionnels nécessaires au fonctionnement des écoles, des établissements et des services ;
- qu’aucun personnel ne soit tenu responsable des conséquences des dysfonctionnements informatiques qu’il ne maîtrise pas ;
- une information transparente et complète des personnels, des élèves et des familles sur la nature exacte des données compromises ;
- que chaque personne concernée soit individuellement informée des risques et des mesures de protection à prendre ;
- la mise en œuvre de toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des données ;
- la transparence totale sur les systèmes concernés, les conditions de l’intrusion et les éventuels recours à des prestataires ou sous-traitants ;
- les moyens humains et financiers nécessaires pour assurer la sécurité et la continuité du service public ;
- l’augmentation des salaires
- l’arrêt des suppressions de postes et des politiques d’austérité qui désorganisent l’Éducation nationale
La FNEC-FP FO 53 refuse que les personnels soient une nouvelle fois sommés de « faire avec ».
Elle n’acceptera pas que les agents soient rendus responsables d’un chaos dont ils ne sont pas responsables.
Salaires, postes, conditions de travail, sécurité des données et continuité du service public : les personnels ont toutes les raisons d’être en colère.
La FNEC-FP FO 53 est à leurs côtés et organise la résistance pour défendre les droits et les conditions de travail des personnels de l’Éducation nationale. Pas de moyens, pas de rentrée scolaire !
A Laval, le 20/08/26
- Compte-rendu de la F3SCT départementale du 2 juillet 2026
Voici le compte rendu de la réunion F3SCT (formations spécialisées en santé, sécurité et conditions de travail) du 2 juillet 2026.
Les sujets traités sont :
- PV du 20 mars 2026
- Validation du compte-rendu de la visite du collège de Grez-en-Bouère
- Présentation d’éléments de bilan 2025-2026
- Guide relatif à l’alerte suicidaire
- Plan ministériel de gestion des vagues de chaleur
- Programme des visites et GT pour l’année scolaire
- Questions diverses
- Compte rendu du CSA SD du 24 juin 2026
CSA SD 2nd degré du 24 juin 2026 : compte-rendu par le SNFOLC 53 / FNEC FP 53
Présents (visio-conférence) : F. Audy, DASEN ; membres de l’administration (2) ; FO(3) ; CGT (1) ; UNSA (2) ; SNES ( 1)
La présentation des ajustements demandés au précédent CSA-SD n’a pas été mise au vote comme il est malheureusement d’usage, transformant cette instance en une simple chambre d’enregistrement.- Le très attendu document répertoriant les BMP n’est pas mis à disposition des organisations syndicales à ce jour, car selon le DASEN “le tricotage et le détricotage” de la DHG et de l’allocation des moyens ne sont pas finalisés…. Et voilà pour l’aveu de logique comptable….
- création d’un poste Psy-EDA (éducation, développement et apprentissages) “Conseiller santé technique” partagé en deux mi-temps pour deux établissements d’intervention.
A. Sureau du Service Social en Faveur des Elèves rappelle qu’il y a eu 100 créations de postes au niveau national, 4 au niveau académique et 1 poste en Mayenne. Au-delà de l’annonce et de la revendication d’un allègement de 4 postes sur Laval , il s’avère que les personnes nommées sur ces deux mi-temps interviendront auprès de 20% des élèves de collège. Par conséquent, on ne se dirige toujours pas vers une prise en charge suffisante.
F.O a voté contre. Les autres organisations syndicales ont voté pour.
En ce qui concerne les lycées, on conserve la même méthode : on déshabille Pierre pour habiller Paul.
- Au Lycée Ambroise Paré, les STMG, qui voient le nombre d’inscrits dans cette filière baisser, vont paradoxalement voir leurs effectifs augmenter car on a profité de cette baisse pour supprimer un groupe …. Il est clair que ça va attirer de futurs candidats et permettre aux enseignants de travailler dans de bonnes conditions !!
- Au lycée Victor Hugo de Château-Gontier, on ferme une classe de 1ère pour ouvrir une classe de seconde.
- Au Lycée Réaumur, le DASEN “récupère” 23 heures car il y a eu 60 demandes pour 90 places en STI2D.
- Au LP Buron, il y a eu moins de demandes que de places disponibles dans la section Prépa-métiers, donc le DASEN a récupéré 10 heures sur la DGH.
Concernant les collèges, de nombreux ajustements ont été faits. Mais les heures supplémentaires non refusables rentrent en ligne de compte dans ces calculs.
Par exemple, le DASEN se satisfait de l’ouverture d’une 4ème sixième au Collège De Martonne avec un apport supplémentaire de 18 heures dans la DGH. Force Ouvrière rappelle qu’à ces 18 heures doivent s’ajouter de nombreuses heures supplémentaires (non refusables) que l’on impose aux collègues pour combler les heures manquantes.Le même phénomène se répète dans les établissements qui bénéficient d’une ouverture de classe. Ce sera aux collègues de faire des heures supplémentaires pour permettre une ouverture dans les collèges J. Monod, Bais, Evron, Villaines la Juhel.
Le DASEN reconnaît qu’il n’y a que deux classes de 6ème au Collège J. Ferry (Mayenne). Attention, ces pertes de moyens se répercuteront dans les années à venir sur les niveaux de 5è, 4è puis 3è.
Au Collège A. Gerbault, 12 heures sont attribuées au titre de “Collège en Progrès”. Pour rappel, ce dispositif visant à accompagner les collèges concentrant les plus grandes difficultés scolaires n’est qu’une réformette (de plus susceptible de disparaître), comme les groupes de besoin. Il ne s’agit donc en aucun cas d’heures pérennes. De plus, le DASEN précise que cette maigre attribution reste à confirmer.
Il y a une perte sèche de 3 heures au collège de Meslay. 15 heures sont également perdues au collège de Gorron en raison d’une baisse d’effectifs et de la concurrence de l’enseignement privé.
Coordination ULIS : 4 professeurs du secondaire ont été recrutés.
L’ensemble de ces ajustements n’est pas soumis au vote.
- Canicule : quels droits et quelles démarches pour les personnels ?
Face aux températures exceptionnellement élevées annoncées, les personnels peuvent être confrontés à des conditions de travail présentant un risque pour leur santé et celle des élèves. Depuis le décret du 27 mai 2025, les épisodes de chaleur extrême (vigilances jaune, orange ou rouge) imposent à l’employeur de mettre en œuvre des mesures de prévention adaptées : accès à de l’eau fraîche, aménagement des horaires et des locaux, réduction de l’exposition à la chaleur, etc.
Même si aucun seuil réglementaire de température n’est fixé, l’INRS considère qu’au-delà de 30°C pour une activité de bureau, la chaleur constitue un risque pour la santé. Il est donc conseillé d’effectuer des relevés de température dans les salles de classe (avec date, heure et photo) afin d’objectiver les conditions de travail.
Signaler une situation dangereuse
Lorsqu’un agent estime être confronté à une situation dangereuse pour sa santé (ou sa sécurité), il doit immédiatement alerter sa hiérarchie.
L’alerte doit également être formalisée par écrit, notamment par le biais d’une fiche RSST (Registre Santé et Sécurité au Travail), en décrivant de manière factuelle :
le lieu concerné ;
la nature du risque ;
les personnes exposées ;
les circonstances observées ;
les éventuels effets constatés (malaise, migraine, épuisement, etc.).
Le droit de retrait
Un danger est considéré comme grave lorsqu’il peut entraîner une atteinte sérieuse à la santé, et imminent lorsqu’il est susceptible de se réaliser dans un délai rapproché.
S’il y a danger grave et imminent, l’agent peut exercer son droit de retrait. Ce droit individuel permet de se retirer d’une situation dangereuse afin de protéger sa santé ou sa sécurité. Il ne s’agit pas d’une grève.
Le retrait peut consister à quitter une salle particulièrement exposée tout en restant dans une zone de l’établissement où les conditions sont compatibles avec la sécurité des personnels. Attention, il ne faut en aucun cas laisser ses élèves exposés au danger et sans la surveillance d’un adulte (par exemple, emmener les élèves en Vie Scolaire ! )Pour exercer ce droit, il est recommandé :
d’alerter immédiatement la hiérarchie ;
de formaliser sa décision par écrit en objectivant le danger (températures relevées, symptômes, témoignages, incidents, etc.) ;
de ne pas créer de danger supplémentaire pour autrui (ne pas laisser les élèves exposés au danger, ne pas les laisser sans surveillance…)
de rester disponible pour toute réorganisation décidée par l’administration.
Protection des agents
Lorsqu’il est exercé de bonne foi et sur la base d’un motif raisonnable, le droit de retrait ne peut entraîner ni sanction disciplinaire ni retenue sur traitement, même si l’administration estime ensuite que le danger n’était pas avéré.
Se faire accompagner
Le SNFOLC53 peut accompagner les agents dans leurs démarches, participer aux enquêtes et intervenir auprès de l’administration pour obtenir les mesures de protection nécessaires.
À retenir
Face à une situation de forte chaleur :
J’identifie et j’objective le danger (température, symptômes, conditions de travail).
J’alerte immédiatement ma hiérarchie.
Je formalise le signalement (RSST ou registre danger grave et imminent).
Si le danger persiste et que j’ai un motif raisonnable de me sentir menacé, j’exerce mon droit de retrait.
Je contacte le SNFOLC53 pour être accompagné.

- Recours suite aux mutations intra
Mouvement intra 2026 : quelles démarches pour un recours si votre affectation ne vous convient pas?
Depuis le 3 juin 2026, chacun et chacune peut consulter le résultat de sa participation au mouvement intra académique.
Nous aidons les collègues dont l’affectation ne correspond pas aux attentes. Mandatez le syndicat Force Ouvrière -SNFOLC- pour vous soutenir auprès du Rectorat de Nantes.
Vous n’avez obtenu aucun des vœux formulés ? Ou bien vous avez obtenu une affectation, mais celle-ci soulève des difficultés particulières ?
Vous pouvez engager un recours administratif accompagné ou une demande de révision . Celle-ci doit reposer sur des éléments précis et être dûment argumentée.Comment effectuer ces démarches ?
Les demandes s’effectuent via la plateforme Colibris de l’académie de Nantes.
Le calendrier est particulièrement contraint : les dossiers doivent être déposés entre le 4 et le 18 juin 2026.
Avant toute démarche, il est conseillé de contacter le SNFOLC, syndicat des Lycées & Collèges Force Ouvrière, qui prendra le temps d’étudier votre situation et de vous accompagner afin d’évaluer les possibilités de recours les plus adaptées.
Conséquence d’un recours accepté
Lorsque l’administration accède à une demande de recours, l’affectation obtenue relève généralement d’une affectation à titre provisoire (ATP). Cette situation ne permet pas de conserver le poste de façon définitive et implique une nouvelle participation au mouvement l’année suivante.
Mandatez le SNFOLC pour vous soutenir et appuyer votre démarche directement auprès du Rectorat. Tél 07 80 43 74 45 snfolc53@gmail.com - COMMUNIQUE DU SYNDICAT FORCE OUVRIERE DES LYCEES & COLLEGES 53 (SNFOLC53) CONCERNANT L’OUVERTURE DE LA CLASSE DEFENSE AU LYCEE RAOUL VADEPIED D’EVRON
À la suite des articles du 20 mars et du 04 mai derniers publiés dans Ouest-France consacrés aux activités menées au lycée Lycée Raoul-Vadepied d’Évron, et dans la perspective de l’ouverture annoncée d’une Classe Défense en septembre 2026, le Syndicat Force Ouvrière des Lycées et des Collèges de la Mayenne (SNFOLC53) souhaite exprimer ses inquiétudes.
Ces articles décrivent des jeux de rôle mêlant géopolitique et sécurité, encadrés par des personnels de l’établissement, à partir de scénarios de guerre contemporaine incluant bombardements, explosions et blessures graves. Si la formation aux gestes de premiers secours relève pleinement des missions de l’École publique, l’inscription de ces apprentissages dans des mises en situation de conflits armés interroge profondément le cadre pédagogique.
Sous couvert de “lecture des événements géopolitiques”, ces dispositifs contribuent à introduire dans l’espace scolaire des représentations dramatisées de la guerre, au risque d’en banaliser la réalité et les conséquences humaines.
L’École doit rester un lieu d’émancipation, de savoirs critiques et d’éducation à la paix, et non un espace d’acculturation aux logiques de sécurité et de défense.
Nous appelons à un débat transparent au sein de la communauté éducative sur la place croissante de ces dispositifs dans l’Éducation nationale.
UD FO 53 Rue Souchu Servinière 53000 LAVALSur le même sujet
le SNFOLC 53 soutient l’intersyndicale du 44 contre le projet de loi Blanchet visant à rendre obligatoire l’enseignement à la défense et à la sécurité de la 6ème à la Terminale. (communiqué ci-dessous)

- Manifestation du 1er mai 2026
Dans le contexte de remise en cause incessante des conquêtes ouvrières, de marche à la guerre avec ses conséquences, de remise ne cause des libertés, il est plus que nécessaire que nous nous saisissions tous du 1er MAI pour en faire une journée de forte mobilisation et d’expression de nos revendications.
MANIFESTATION VENDREDI 1er MAI A 10H30
Rendez-vous devant la bourse du travail (6 rue Souchu Servinière) à LAVAL
ici : tract intersyndical 1er mai 2026
Je vous rappelle que la manifestation sera suivie d’un repas-buffet à la salle des fourches à Laval. Vous pouvez vous inscrire auprès du secrétariat ou en utilisant le lien :
- Compte rendu de la F3SCT du 20 mars 2026
Déclaration de la FNEC-FP FO à la F3SCT du 20 mars 2026
Monsieur le directeur académique,
Une nouvelle fois cette année, les enseignants, et l’ensemble des fonctionnaires, ont eu droit en guise d’étrennes à l’annonce d’un budget d’austérité avec des milliards d’économies réalisées sur le dos des services publics. Ce budget se traduit de nouveau par des milliers de suppressions de postes, la reconduction du gel du point d’indice, le maintien d’un jour de carence et du retrait de 10 % de salaire en cas d’arrêt maladie.
En mars, toujours pas le moindre chocolat en vue, puisque le président Macron nous a refait le coup du « Nous sommes en guerre !» et utilise de nouveau la situation internationale pour justifier sa politique antisociale, préférant investir dans les canons plutôt que dans l’éducation ! Cela s’est même aggravé puisque cette année, pour la première fois, le budget des armées est plus important que celui de l’Education Nationale, ce qui en dit long sur les orientations bellicistes du gouvernement Macron-Lecornu.
Partout dans le monde, ce sont les peuples qui paient le prix fort de ces politiques va-t-en-guerre. Le gouvernement français doit mettre fin à son économie de guerre qui génère inflation pour la majorité, et enrichissement pour une minorité de profiteurs. Dans ce contexte, la spéculation va bon train. En France, l’explosion des prix du pétrole impacte directement le pouvoir d’achat des salariés et met en danger des milliers d’emplois. Le gouvernement a les moyens de bloquer les taxes sur les carburants et l’énergie pour en limiter la hausse. C’est ce que nous exigeons. Les conséquences sociales sont parfois terribles pour les personnels qui doivent payer pour aller travailler. Nous aurons à ce propos un avis à soumettre au vote de la F3SCT.
Pour notre part, à Force Ouvrière, nous refusons d’être instrumentalisés en vue d’une prétendue économie de guerre, d’un soi-disant « effort collectif » ou autre « destinée commune » voulus par le président Macron. FO ne se taira pas et ne rentrera pas dans le piège de l’union sacrée, qui devrait être, selon certains, synonyme de renoncement et d’abandon des revendications dont les plus urgentes :
● L’abandon de toutes les contre-réformes qui cassent l’École Publique et dégradent la santé des personnels.
● L’augmentation de la valeur du point d’indice à hauteur de 33% pour rattraper les pertes subies depuis l’année 2000.
● L’amélioration des grilles indiciaires
● L’annulation de toutes les suppressions de postes et la création de postes statutaires à hauteur des besoins.
● La création d’un poste et le recrutement d’un médecin de prévention pour le département
● L’abandon de l’acte 2 de l’école inclusive et la défense de l’ASH
● Le respect de toutes les notifications de la MDA.
● Un vrai statut, un vrai salaire pour les AESH.
● L’arrêt du financement de l’enseignement privé avec l’argent public.
● L’abrogation de la réforme des retraites.
Concernant l’égalité professionnelle, la FNEC-FP FO 53 met à nouveau en évidence, le décalage, voire la dystopie entre les intentions affichées du gouvernement, et les mesures prises qui sont à rebours.
Oui, l’Etat employeur met à mal ses agents et a pris ces derniers mois, à travers les lois de finances, des mesures particulièrement défavorables à la Fonction publique et en particulier aux femmes de la Fonction publique : nous parlons ici de la réduction des budgets d’action sociale mais surtout du jour de carence et de la perte de 10% de rémunération pour tous les arrêts maladie ordinaires y compris par exemple, pour les personnels se trouvant en situation d’affection longue durée, y compris pour les arrêts consécutifs à une hospitalisation, y compris pour les femmes en situation de grossesse.Non, perdre 10% de salaire ne peut en aucun cas empêcher les agents publics d’être malades, comme le sous-entendent nos gouvernants, en alimentant très largement le fonctionnaire bashing.
D’autre part, comme si cela ne suffisait pas, l’Etat employeur envisage très prochainement une réduction des ASA pour raison parentale (les jours enfant malade) et soulève le sujet de la gestion des mi-temps thérapeutiques.
Quel contraste avec les écrits du directeur général de l’administration et de la Fonction publique dans son éditorial du rapport annuel égalité 2025 que je cite « La Fonction publique dont les effectifs sont majoritairement composés de femmes, joue un rôle central dans la mise en oeuvre de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans notre pays ».
Enfin, nous aurons manifestement lors de cette réunion les bilans santé et sécurité au travail et accidents de service/maladies professionnelles de suivis sociaux des agents, FO rappelle inlassablement, à tous les niveaux, qu’une véritable prévention commence par une prévention primaire effective qui protège les agents de toute dégradation des conditions de travail. La meilleure façon de ne pas générer les risques, c’est de ne pas les provoquer !
C’est dans ce contexte austéritaire, dans lequel chaque année des milliers et des milliers de postes sont supprimés, que les contre-réformes démantèlent progressivement mais surement l’école Publique, que les personnels démissionnent, fatigués, épuisés par des conditions souvent intenables.
En Mayenne, un poste d’infirmière scolaire est supprimé pour la prochaine rentrée. Cette suppression aura des conséquences terribles pour la santé et les conditions de travail des personnels de santé. Ainsi nous aurons un avis à soumettre au vote de la F3SCT à ce sujet.
Le constat est sans appel : l’institution, pourtant tenue par une obligation de protection envers ses agents, est aujourd’hui directement responsable de la dégradation de leurs conditions de travail. Par ses choix politiques et budgétaires, elle organise une maltraitance institutionnelle qui conduit à l’épuisement professionnel, à l’explosion des maladies professionnelles et, dans les situations les plus dramatiques, à des drames humains. Cette réalité ne peut plus être niée.
La reconnaissance du travail ne peut plus se limiter à des discours. Elle passe par des actes concrets : une revalorisation indiciaire immédiate, significative et sans contrepartie, permettant enfin des salaires à la hauteur des missions exercées et de l’inflation subie.
Dans le même temps, les orientations imposées, notamment avec l’acte 2 de l’école inclusive et les PAS, ne font qu’aggraver la situation. L’inclusion systématique et indifférenciée, sans moyens à la hauteur des besoins, désorganise les écoles et met en difficulté personnels comme élèves, tout en maintenant les AESH dans une précarité inacceptable. À cela s’ajoutent l’allongement contraint des carrières avec la réforme scélérate des retraites, obligeant les personnels à exercer jusqu’à un âge avancé dans des conditions toujours plus dégradées, ainsi que les suppressions massives de postes (plus de 15 000 depuis 2017) qui traduisent un abandon assumé de l’École publique.Face à cette politique de démantèlement, la fédération FO de l’enseignement en Mayenne refuse toute résignation. FO refuse le pillage organisé de l’École publique et exige la restitution immédiate des postes supprimés. C’est une condition indispensable pour engager une véritable politique de prévention primaire et garantir des conditions de travail dignes pour les personnels comme un service public d’éducation garant de l’égalité des droits.
Ce texte en pdf :
DECLARATION_FNEC_FP_F3SCT_20.03.26
Le compte-rendu de cette réunion :
- Non aux suppressions de postes : rassemblement le 31 mars
- Rentrée 2022 – SalairesNOUS NE VOULONS PAS DU « NOUVEAU PACTE » DU MINISTRE N’DIAYENOUS VOULONS L’AUGMENTATION DES SALAIRES, SANS DÉLAI, SANS CONTREPARTIE ! Lien vers la pétition nationale FNEC-FP FO pour la hausse des salaires et des pensions : https://www.fo-fnecfp.fr/
- Grenelle Blanquer : analyse de la FNEC-FP FOLe ministre de l’Éducation nationale a effectué ses annonces concernant le « Grenelle ». L’enveloppe budgétaire proposée pour la « revalorisation » des personnels (400 millions) est indigente. Pour rappel, les personnels hospitaliers ont, par leur mobilisation, obtenu 183€ net d’augmentation indiciaire (49 points d’indice) soit une hausse du budget pour leur rémunération de 7,5Read more
