- Compte rendu de la F3SCT du 20 mars 2026
Déclaration de la FNEC-FP FO à la F3SCT du 20 mars 2026
Monsieur le directeur académique,
Une nouvelle fois cette année, les enseignants, et l’ensemble des fonctionnaires, ont eu droit en guise d’étrennes à l’annonce d’un budget d’austérité avec des milliards d’économies réalisées sur le dos des services publics. Ce budget se traduit de nouveau par des milliers de suppressions de postes, la reconduction du gel du point d’indice, le maintien d’un jour de carence et du retrait de 10 % de salaire en cas d’arrêt maladie.
En mars, toujours pas le moindre chocolat en vue, puisque le président Macron nous a refait le coup du « Nous sommes en guerre !» et utilise de nouveau la situation internationale pour justifier sa politique antisociale, préférant investir dans les canons plutôt que dans l’éducation ! Cela s’est même aggravé puisque cette année, pour la première fois, le budget des armées est plus important que celui de l’Education Nationale, ce qui en dit long sur les orientations bellicistes du gouvernement Macron-Lecornu.
Partout dans le monde, ce sont les peuples qui paient le prix fort de ces politiques va-t-en-guerre. Le gouvernement français doit mettre fin à son économie de guerre qui génère inflation pour la majorité, et enrichissement pour une minorité de profiteurs. Dans ce contexte, la spéculation va bon train. En France, l’explosion des prix du pétrole impacte directement le pouvoir d’achat des salariés et met en danger des milliers d’emplois. Le gouvernement a les moyens de bloquer les taxes sur les carburants et l’énergie pour en limiter la hausse. C’est ce que nous exigeons. Les conséquences sociales sont parfois terribles pour les personnels qui doivent payer pour aller travailler. Nous aurons à ce propos un avis à soumettre au vote de la F3SCT.
Pour notre part, à Force Ouvrière, nous refusons d’être instrumentalisés en vue d’une prétendue économie de guerre, d’un soi-disant « effort collectif » ou autre « destinée commune » voulus par le président Macron. FO ne se taira pas et ne rentrera pas dans le piège de l’union sacrée, qui devrait être, selon certains, synonyme de renoncement et d’abandon des revendications dont les plus urgentes :
● L’abandon de toutes les contre-réformes qui cassent l’École Publique et dégradent la santé des personnels.
● L’augmentation de la valeur du point d’indice à hauteur de 33% pour rattraper les pertes subies depuis l’année 2000.
● L’amélioration des grilles indiciaires
● L’annulation de toutes les suppressions de postes et la création de postes statutaires à hauteur des besoins.
● La création d’un poste et le recrutement d’un médecin de prévention pour le département
● L’abandon de l’acte 2 de l’école inclusive et la défense de l’ASH
● Le respect de toutes les notifications de la MDA.
● Un vrai statut, un vrai salaire pour les AESH.
● L’arrêt du financement de l’enseignement privé avec l’argent public.
● L’abrogation de la réforme des retraites.
Concernant l’égalité professionnelle, la FNEC-FP FO 53 met à nouveau en évidence, le décalage, voire la dystopie entre les intentions affichées du gouvernement, et les mesures prises qui sont à rebours.
Oui, l’Etat employeur met à mal ses agents et a pris ces derniers mois, à travers les lois de finances, des mesures particulièrement défavorables à la Fonction publique et en particulier aux femmes de la Fonction publique : nous parlons ici de la réduction des budgets d’action sociale mais surtout du jour de carence et de la perte de 10% de rémunération pour tous les arrêts maladie ordinaires y compris par exemple, pour les personnels se trouvant en situation d’affection longue durée, y compris pour les arrêts consécutifs à une hospitalisation, y compris pour les femmes en situation de grossesse.Non, perdre 10% de salaire ne peut en aucun cas empêcher les agents publics d’être malades, comme le sous-entendent nos gouvernants, en alimentant très largement le fonctionnaire bashing.
D’autre part, comme si cela ne suffisait pas, l’Etat employeur envisage très prochainement une réduction des ASA pour raison parentale (les jours enfant malade) et soulève le sujet de la gestion des mi-temps thérapeutiques.
Quel contraste avec les écrits du directeur général de l’administration et de la Fonction publique dans son éditorial du rapport annuel égalité 2025 que je cite « La Fonction publique dont les effectifs sont majoritairement composés de femmes, joue un rôle central dans la mise en oeuvre de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans notre pays ».
Enfin, nous aurons manifestement lors de cette réunion les bilans santé et sécurité au travail et accidents de service/maladies professionnelles de suivis sociaux des agents, FO rappelle inlassablement, à tous les niveaux, qu’une véritable prévention commence par une prévention primaire effective qui protège les agents de toute dégradation des conditions de travail. La meilleure façon de ne pas générer les risques, c’est de ne pas les provoquer !
C’est dans ce contexte austéritaire, dans lequel chaque année des milliers et des milliers de postes sont supprimés, que les contre-réformes démantèlent progressivement mais surement l’école Publique, que les personnels démissionnent, fatigués, épuisés par des conditions souvent intenables.
En Mayenne, un poste d’infirmière scolaire est supprimé pour la prochaine rentrée. Cette suppression aura des conséquences terribles pour la santé et les conditions de travail des personnels de santé. Ainsi nous aurons un avis à soumettre au vote de la F3SCT à ce sujet.
Le constat est sans appel : l’institution, pourtant tenue par une obligation de protection envers ses agents, est aujourd’hui directement responsable de la dégradation de leurs conditions de travail. Par ses choix politiques et budgétaires, elle organise une maltraitance institutionnelle qui conduit à l’épuisement professionnel, à l’explosion des maladies professionnelles et, dans les situations les plus dramatiques, à des drames humains. Cette réalité ne peut plus être niée.
La reconnaissance du travail ne peut plus se limiter à des discours. Elle passe par des actes concrets : une revalorisation indiciaire immédiate, significative et sans contrepartie, permettant enfin des salaires à la hauteur des missions exercées et de l’inflation subie.
Dans le même temps, les orientations imposées, notamment avec l’acte 2 de l’école inclusive et les PAS, ne font qu’aggraver la situation. L’inclusion systématique et indifférenciée, sans moyens à la hauteur des besoins, désorganise les écoles et met en difficulté personnels comme élèves, tout en maintenant les AESH dans une précarité inacceptable. À cela s’ajoutent l’allongement contraint des carrières avec la réforme scélérate des retraites, obligeant les personnels à exercer jusqu’à un âge avancé dans des conditions toujours plus dégradées, ainsi que les suppressions massives de postes (plus de 15 000 depuis 2017) qui traduisent un abandon assumé de l’École publique.Face à cette politique de démantèlement, la fédération FO de l’enseignement en Mayenne refuse toute résignation. FO refuse le pillage organisé de l’École publique et exige la restitution immédiate des postes supprimés. C’est une condition indispensable pour engager une véritable politique de prévention primaire et garantir des conditions de travail dignes pour les personnels comme un service public d’éducation garant de l’égalité des droits.
Ce texte en pdf :
DECLARATION_FNEC_FP_F3SCT_20.03.26
Le compte-rendu de cette réunion :
- Non aux suppressions de postes : rassemblement le 31 mars
- CSASD du 16 mars 2026 : déclaration et compte-rendu
Le 16 mars, un CSASD (comité social d’administration spécial départemental, qui remplace les comités techniques (CT) et les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ) s’est déroulé ; voici la déclaration faite par notre syndicat, le SNFOLC 53 :
Monsieur le Directeur académique, Mesdames et Messieurs les membres du CSASD,
Le SNFOLC53 et sa fédération, la FNEC FP FO 53, rappellent que le bon fonctionnement des instances suppose que les représentants des personnels disposent d’un temps suffisant pour prendre connaissance des documents et préparer les échanges. Une transmission des documents de travail par vos services dans les délais légaux y est donc nécessaire.
L’examen des mesures de carte scolaire pour la rentrée 2026 dans le second degré fait apparaître une tendance très préoccupante pour notre département.
Le bilan global est sans ambiguïté : 12 créations pour 30 suppressions, soit un solde de –18 postes. Cette diminution importante des moyens intervient dans un contexte où les établissements sont déjà confrontés à des difficultés croissantes : effectifs chargés, multiplication des compléments de service, et recours accru aux personnels contractuels.
Les collèges enregistrent à eux seuls une perte nette de 7 postes, touchant plusieurs disciplines comme les lettres modernes, l’histoire-géographie, les mathématiques ou encore les langues vivantes. Dans plusieurs cas, les suppressions sont justifiées par l’existence de postes vacants. Force Ouvrière rappelle que la pénurie d’enseignants ne peut constituer une justification acceptable pour réduire durablement le potentiel d’enseignement dans le département.
La situation est encore plus marquée dans les lycées généraux et technologiques, qui subissent 12 suppressions de postes sans aucune création. Les réductions touchent de nombreuses disciplines et risquent d’entraîner des conséquences directes sur les conditions d’enseignement, notamment en matière de groupes, d’options ou d’accompagnement des élèves.
Par ailleurs, nous constatons un recours très important aux postes neutralisés : plus de soixante dans l’ensemble du second degré. Ce fonctionnement repose largement sur des blocs de moyens provisoires, des compléments de service ou l’affectation de stagiaires. Une telle gestion fragilise la stabilité des équipes pédagogiques et réduit les possibilités de mutation pour les personnels.
Enfin, la transformation de plusieurs postes ordinaires en postes à exigences particulières interroge également, car elle restreint le vivier de candidats et peut conduire à des postes non pourvus.
L’ensemble de ces mesures, justifiées par la baisse démographique, va encore dégrader les conditions de travail des personnels et les conditions d’apprentissage des élèves. Pour le SNFOLC53, cet argument ne tient pas : la baisse démographique pourrait au contraire permettre d’améliorer l’encadrement des élèves et de réduire les effectifs par classe. L’École publique ne doit pas être gérée comme une variable d’ajustement budgétaire.
Nous demandons que ces choix soient réexaminés et que des moyens supplémentaires soient mobilisés afin de garantir une rentrée scolaire 2026 dans des conditions optimales pour les personnels comme pour les élèves.
Voici le compte-rendu de cette réunion :
Etaient présents :
– Représentants des personnels :
Délégation Force Ouvrière : S. Mallard, C. Le Bloa, S. Aligon (représentantes SNFOLC53),
CGT (2), SNES (2), UNSA (2)-Administration :
M. Audy (DASEN), M. Vauléon (secrétaire général DSDEN), M. Trocherie (DSDEN), Mme Rabbé (DSDEN)BILAN GLOBAL DES CREATIONS ET SUPPRESSIONS DE POSTES :
le second degré perd 18 postes dans le département !Collèges : forte baisse des moyens
- Créations : 5
- Suppressions : 12
- Solde : –7 postes : un solde qui confirme une politique de réduction des moyens.
- Lettres modernes : 4 suppressions
- Histoire-géographie : 2 suppressions
- Mathématiques : 1 suppression
- Anglais : 1 suppression
→ Certaines suppressions sont justifiées par :
- mesures de carte scolaire
- postes vacants non pourvus
La suppression de postes parce qu’ils sont vacants entérine la pénurie d’enseignants.
- Suppressions à Mayenne, Laval, Château-Gontier, Meslay-du-Maine, Grez-en-Bouère.
- Plusieurs postes liés à ULIS apparaissent (créations ou neutralisations).
On assiste à un possible redéploiement vers l’inclusion, mais sans moyens globaux supplémentaires.
Lycées généraux et technologiques : le secteur le plus touché, avec des réductions dans toutes les disciplines :
- philosophie
- lettres modernes
- anglais
- histoire-géographie
- SES
- physique-chimie
- SVT
- EPS
- éco-gestion
- industries graphiques
- Créations : 0
- Suppressions : 12
- Solde : –12 postes
Lycées professionnels : des créations qui compensent à peine les suppressions.
→ La plupart sont des transformations de postes ordinaires en postes SPEA (postes à exigences particulières) donc pas de réels moyens supplémentaires.
→ Cela peut également réduire le vivier de candidats au mouvement !Ex au LP Robert Buron : 4 transformations de poste
- Créations : 7
- Suppressions : 6
- Solde : +1 poste
Bilan total pour le département :- Créations : 12
- Suppressions : 30
- Solde : –18 postes
Un très grand nombre de neutralisations de postes ( 33 ) avec pour conséquence moins de postes ouverts au mouvement et davantage de précarité dans les affectations. Les raisons invoquées sont : l’attente de l’évolution des besoins, les BMP, les compléments de service, les postes réservés stagiaires, les formations CAPPEI.
Les neutralisations sont un moyen de geler des postes et de couvrir les besoins avec des enseignants contractuels. Il y a moins de postes ouverts au mouvement et plus de précarité dans les affectations.
Conclusion :
On assiste à une réduction nette des moyens, une gestion par le provisoire
(BMP, neutralisations), une tension sur les disciplines générales. Tout cela correspond à une politique de rationalisation budgétaire plutôt qu’un renforcement de l’offre éducative. L’argument de la baisse démographique pour justifier ces mesures ne tient pas : cette baisse pourrait au contraire permettre d’améliorer les conditions de travail des élèves et des personnels. Une telle gestion fragilise la stabilité des équipes éducatives et réduit les possibilités de mutation pour les personnels.Le SNFOLC53, la CGT, et le SNES ont voté CONTRE ce projet. L’UNSA s’est abstenu.
Les documents en PDF ici :
- Non au pillage de l’école Publique !
- Mutations Stagiaires
- Appel à monter à Paris le 10 mars contre les suppressions de postes
TOUTES ET TOUS À PARIS LE 10 MARS 2026 !
MARDI 10 MARS 2026, TOI AUSSI TU SOUHAITES ALLER AU MINISTĖRE ?
MONTE DANS LE CAR FORCE OUVRIÈRE. INSCRIS-TOI !Clique ici : https://snudifo-53.fr/10-mars-a-paris-inscription/
Le syndicat prendra en charge le coût du trajet (participation volontaire bienvenue et caisse de solidarité)
Coût estimé environ 40 euros aller-retour – Départ 8h10 péage de Laval Est « Louverné » – Retour vers 19h00Pour ceux qui veulent participer à la caisse de solidarité : https://www.helloasso.com/associations/snudi-fo-53/formulaires/6

Alors que le ministre Geffray adressait, le 22 janvier, une missive lyrique aux personnels, les exhortant à se faire « allumeurs de lumières » et « sentinelles de la raison », son plan social d’une brutalité sans nom, est venu éteindre la fragile flamme qu’il prétendait raviver. Les chiffres sont tombés : le gouvernement prévoit la suppression de 3256 postes au niveau national.
Pour la rentrée 2026 : une hécatombe !
Académie profs des écoles : – 136 postes*
Mayenne profs des écoles : – 9 postes
Académie profs 2nd degré : – 99 postes
Mayenne profs 2nd degré : – 17 postes
Total académie : – 235 postes
enseignants Total Mayenne : – 26 postes enseignants
National AESH : fausses annonces Mayenne AESH : besoin de au moins 100 postes
* auxquels vont s’ajouter les postes bloqués pour la mise en place d’environ 70 PAS.
(1 PAS = 1 poste PE sorti de son école)
* auxquels vont s’ajouter les postes bloqués pour la mise en place des nouveaux PAS : a priori 8 PAS
supplémentaires pour la rentrée 2026 !
Seulement 3 ETP personnels administratifs, et 1 seule création de poste de CPE !
Suppression d’1 poste d’infirmière scolaire
0 création de poste CPE
0 création de poste médecin scolaireOrganisons-nous dès maintenant pour gagner contre les mesures Macron-Lecornu-Geffray !
La carte scolaire 2026, ce sont des milliers de classes surchargées et des milliers de postes supprimés !
L’inclusion systématique : des milliers d’élèves maltraités inclus de force dans des classes parfois surchargées et sans AESH en accompagnement individualisé. Agissons dès maintenant !La FNEC-FP FO 53 rejoint l’appel de plusieurs syndicats départementaux à organiser la riposte à compter du 9 mars 2026, une semaine après les congés de février, c’est-à-dire au retour de toutes les zones.
Le mardi 10 mars, allons là où les décisions se prennent : au ministère !
Refusons ce plan social !
Cette offensive d’une ampleur inédite contre l’École publique appelle une résistance à la hauteur de l’attaque. Le Premier ministre Lecornu, en recourant à l’article 49-3, outil antidémocratique par excellence, et au terme de tractations politiciennes destinées à éviter la censure, a imposé son budget 2026. Ces suppressions de postes en sont la conséquence directe.De l’argent pour l’école Publique pas pour la guerre !
Ce budget Lecornu accorde des moyens considérables aux crédits militaires – en hausse de près de 7 milliards d’euros – tout en s’attaquant frontalement à la Sécurité sociale, aux droits des salariés, aux services publics, à l’hôpital public et, tout particulièrement, à l’École publique. Pour la première fois le budget de l’armée dépasse celui de l’Éducation nationale !
Les milliers de suppressions de postes d’enseignants, confirment cette orientation brutale. Elles marquent une violence sans précédent contre l’enseignement public. Lors du CSA
académique du mardi 27 février, la Rectrice a acté la répartition des 136 suppressions de postes dans le premier degré et 99 suppressions dans le 2nd degré.La Mayenne subira à elle seule 9 suppressions de postes dans les écoles publiques, auxquelles il faudra ajouter les postes préemptés pour les PAS (Pôles d’Appui à la Scolarité). Ces postes serviront donc à fermer des classes pour alimenter des dispositifs qui remettent en cause les notifications de la MDA et le droit des élèves en situation de handicap à une scolarisation adaptée à leurs besoins.
En Mayenne, les 19 suppressions de postes 2nd degré se traduisent par 16 fermetures de classes en collègues et 4 classes fermées en lycées ! Dans le même temps, le gouvernement annonce la création de seulement 500 postes d’AESH au niveau national, alors même que de nombreux postes existants ne sont pas pourvus en raison de la précarité insupportable de ces emplois. Globalement, le budget Lecornu prépare cinq fois plus de fermetures de classes que l’an dernier, d’autant que le ministre a choisi de reporter les comités sociaux d’administration (CSA) après les élections municipales. L’an passé, la mobilisation des personnels avec FO, aux côtés des parents d’élèves et souvent des élus locaux, avait permis de sauver de nombreuses classes.
Sans attendre les instances de carte scolaire, la FNEC-FP FO 53 appelle les personnels à se réunir avec le syndicat pour préparer la résistance et mettre en échec ce plan de destruction de l’École publique. Des réunions sont organisées dans tout le département dès la rentrée, et nous appelons les personnels, les parents, à venir se mobiliser au ministère le 10 mars prochain.
UN RAS LE BOL GÉNÉRALISÉ
Salaires, statut, conditions de travail, souffrance au travail, personnels non remplacés, contractuels précarisés, missions démultipliées, droits du travail
et syndical rognés, pression sur les personnels, CMO amputés (traitement à 90%), complémentaire
santé imposée, indigente et onéreuse, inclusion scolaire systématique ingérable et destructrice pour les personnels et les élèves, enseignement spécialisé attaqué par les PIAL et les PAS… ça ne peut plus durer ! Pour FO assurer un service public d’instruction de qualité ne peut se faire en réduisant les personnels à de simples variables d’ajustement.Le 10 mars, au Ministère à Paris pour exiger
– L’annulation immédiate de toutes les suppressions de postes prévues,
– Les créations de postes nécessaires avec le recrutement de personnels ;
– Un rattrapage salarial à la hauteur de l’inflation et du déclassement subi ;
– Un statut de la Fonction Publique pour les personnels AESH ;
– La suppression des PIAL et des PAS et de la mutualisation des AESH, la création des établissements spécialisés médico-sociaux pour accueillir notamment les 400 élèves qui attendent une place en IME, en service médico-social ou en ITEP dans notre département ;
– L’arrêt immédiat du déferlement de contre-réformes qui nous noient sous des dispositifs ne
relevant plus de nos missions d’enseignement (EVARS, PHARE, protocoles bidons…)FNEC-FP FO 53, syndicats FO de l’enseignement, de la culture et de la formation professionnelle
6 rue Souchu Servinière, 53000 Laval 06 52 32 30 45 – @ : 53@fo-fnecfp.fr - POUR L’ABANDON DU PROJET DE VIDÉOSURVEILLANCE DANS TOUS LES COLLÈGES DE LA MAYENNE !
De quoi est-il question ?
Le Conseil départemental de la Mayenne a le projet d’équiper l’ensemble des collèges mayennais, publics et privés, de « caméras de vidéoprotection », qui n’est qu’un élément de langage pour ne pas dire ce qu’elles sont véritablement, c’est-à-dire de la vidéosurveillance, à l’encontre des élèves, de leurs familles, ainsi que des personnels travaillant dans les collèges.
L’équipement des 6 collèges publics lavallois est prévu pour mars 2026, celui des autres collèges publics du département pour la rentrée 2026.Un projet qui repose sur un discours anti-jeunes
Premier objectif du Conseil départemental de la Mayenne : dissuader. Selon le document officiel de présentation, les entrées de collèges en Mayenne seraient des « secteurs de délinquance avérés », des « territoires sensibles », des « lieux de regroupements, de troubles à la tranquillité publique ». Selon les propres mots du président du Conseil départemental, les entrées de collèges en Mayenne sont des « lieux de trafics ». Sur quelles statistiques ou quels évènements récents ou anciens s’appuie-t-il ? Aucun ! Le discours tenu par le Conseil départemental et son premier représentant est un discours anti-jeunes, totalement fantasmé. Il n’y a probablement pas plus de trafic à l’entrée des collèges mayennais qu’à l’entrée du Conseil départemental.Un projet coûteux et inutile
Second objectif du Conseil départemental de la Mayenne : identifier les auteurs d’infraction.
Les images seront en effet conservées pendant 30 jours. Une enquête de 2021, commandée par la gendarmerie, démontre que la vidéosurveillance permet d’élucider les infractions dans… 1,5% des cas ! Or, le coût du dispositif est exorbitant : 450.000 euros, pour équiper de 128 caméras les 27 collèges publics. À cela s’ajoute une enveloppe de 300.000 euros pour qu’il en soit de même dans les collèges privés mayennais. 750.000 euros dilapidés pour 1,5% d’affaires élucidées ! Et encore, ce coût apparaît largement sous-estimé et ne prend pas en compte les frais d’entretien, de remplacement du matériel et les frais de personnels de surveillance.Un projet liberticide
De plus, les projets du Conseil département ne s’arrêtent pas à un déploiement de caméras.
Est à l’étude un Centre de supervision départemental, où des agents visionneraient en direct et
en continu les images venues de toute la Mayenne. Le président du Conseil départemental évoque même publiquement les bienfaits de la reconnaissance faciale, afin de rendre les caméras plus « efficaces », car pour lui, « il faut qu’on accepte, à un moment donné, peut-être quand on est sur l’espace public, de restreindre certaines libertés » (Ici Mayenne, 11 juin 2025). Le Conseil départemental de la Mayenne propose, ni plus ni moins, à courts termes, un projet liberticide pour l’ensemble des habitants du département.Un projet non-démocratique
Le Conseil départemental de la Mayenne n’a concerté en rien les usagers des collèges, premiers concernés par la mise en place de la surveillance vidéo. La question n’a réellement été abordée dans les conseils d’administration des collèges lavallois qu’à partir de février 2026, soit un mois avant la mise en place effective des caméras. Or, quand le débat s’est
ouvert, le projet du Conseil départemental a rencontré une opposition franche des représentants des personnels, des élèves et des parents.
C’est pourquoi nous, associations et syndicats, réitérons notre opposition à la politique sécuritaire du Conseil départemental de la Mayenne et demandons l’abandon total du projet de vidéosurveillance dans les collèges du département, publics et privés.
Plutôt que de stigmatiser la jeunesse comme un groupe social dangereux, il serait plus pertinent d’engager les efforts financier en faveur de son bien être. La santé mentale de nos élèves est, par exemple, devenue un enjeu national. Il serait bien plus profitable que le Département alloue des moyens dans la prévention des troubles psychiques en finançant des actions éducatives permettant aux élèves de se sentir mieux au collège.Parce qu’éduquer, ce n’est pas surveiller.
Parce que filmer, ce n’est pas protéger.
CGT éducation public et privé, CFDT éducation public et privé, FSU, FO Lycées et collèges, Sud éducation, FCPE, LDH Laval Mayenne
- Compte-rendu du CSA (comité social d’administration spécial départemental) du 6 février 2026
Un comité social d’administration spécial départemental de repli s’est déroulé le 6 février.
Le CSA- SD examine la répartition des moyens dans le second degré.
Lors d’un CSASD de repli il n’y a pas de vote. Néanmoins, nous avons obtenu des
explications sur des situations préoccupantes.La déclaration de la FNEC-FP FO 53 est ici :
26-02-06 Déclaration CSA de repli (1)
Le bilan est à trouver ici :
- Communiqué sur le CSA concernant la DGH -janvier 2026
Nos organisations syndicales FNEC-FP FO 53 et FSU 53 refusent de siéger au CSA-SD consacré à la DHG, convoqué le jeudi 29 janvier 2026, en raison de la véritable saignée de postes annoncée dans l’Éducation nationale lors des CSA ministériel et académique : plus de 4000 suppressions de postes dans le 1er et 2nd degré, sont prévues à l’échelle nationale.
Il s’agit d’une offensive inédite contre l’École publique, conséquence directe du budget Macron-Lecornu, qui prévoit près de 7 milliards d’euros supplémentaires pour les dépenses militaires et multiplie les cadeaux fiscaux aux grandes entreprises, au détriment des services publics.Dans le second degré, l’académie de Nantes subira dès la rentrée 2026 la suppression de 120 postes. Le département de la Mayenne est particulièrement visé avec 19 postes supprimés en collèges et 2 en lycées, auxquels s’ajouteront encore des postes préemptés par les PAS.
Or, notre département est déjà structurellement déficitaire en personnels. Chaque rentrée voit des classes laissées sans enseignants, des heures de cours non assurées faute de professeurs, et des besoins de remplacement très loin d’être couverts. Cette situation constitue une rupture grave de l’égalité des droits et de l’accès à l’instruction sur l’ensemble du département mayennais.L’argument ministériel de la baisse démographique ne saurait justifier ces suppressions, d’autant
que les postes nécessaires n’ont jamais été créés lorsque les besoins étaient pourtant avérés.Enfin, les représentants des personnels sont convoqués à un CSA départemental sans que les documents de travail indispensables ne leur soient transmis dans les délais réglementaires, en totale contradiction avec les obligations légales et réglementaires.
Par respect pour les personnels des collèges et lycées, comme pour les usagers de l’École publique, et afin de pouvoir défendre efficacement les intérêts de nos collègues et de nos élèves, nos organisations syndicales FNEC-FP FO 53 et FSU 53 décident de ne pas siéger au CSA-SD du jeudi 29 janvier 2026.
A Laval, le 28 janvier 2026
- Rentrée 2022 – SalairesNOUS NE VOULONS PAS DU « NOUVEAU PACTE » DU MINISTRE N’DIAYENOUS VOULONS L’AUGMENTATION DES SALAIRES, SANS DÉLAI, SANS CONTREPARTIE ! Lien vers la pétition nationale FNEC-FP FO pour la hausse des salaires et des pensions : https://www.fo-fnecfp.fr/
- Grenelle Blanquer : analyse de la FNEC-FP FOLe ministre de l’Éducation nationale a effectué ses annonces concernant le « Grenelle ». L’enveloppe budgétaire proposée pour la « revalorisation » des personnels (400 millions) est indigente. Pour rappel, les personnels hospitaliers ont, par leur mobilisation, obtenu 183€ net d’augmentation indiciaire (49 points d’indice) soit une hausse du budget pour leur rémunération de 7,5Read more
