- POUR L’ABANDON DU PROJET DE VIDÉOSURVEILLANCE DANS TOUS LES COLLÈGES DE LA MAYENNE !
De quoi est-il question ?
Le Conseil départemental de la Mayenne a le projet d’équiper l’ensemble des collèges mayennais, publics et privés, de « caméras de vidéoprotection », qui n’est qu’un élément de langage pour ne pas dire ce qu’elles sont véritablement, c’est-à-dire de la vidéosurveillance, à l’encontre des élèves, de leurs familles, ainsi que des personnels travaillant dans les collèges.
L’équipement des 6 collèges publics lavallois est prévu pour mars 2026, celui des autres collèges publics du département pour la rentrée 2026.Un projet qui repose sur un discours anti-jeunes
Premier objectif du Conseil départemental de la Mayenne : dissuader. Selon le document officiel de présentation, les entrées de collèges en Mayenne seraient des « secteurs de délinquance avérés », des « territoires sensibles », des « lieux de regroupements, de troubles à la tranquillité publique ». Selon les propres mots du président du Conseil départemental, les entrées de collèges en Mayenne sont des « lieux de trafics ». Sur quelles statistiques ou quels évènements récents ou anciens s’appuie-t-il ? Aucun ! Le discours tenu par le Conseil départemental et son premier représentant est un discours anti-jeunes, totalement fantasmé. Il n’y a probablement pas plus de trafic à l’entrée des collèges mayennais qu’à l’entrée du Conseil départemental.Un projet coûteux et inutile
Second objectif du Conseil départemental de la Mayenne : identifier les auteurs d’infraction.
Les images seront en effet conservées pendant 30 jours. Une enquête de 2021, commandée par la gendarmerie, démontre que la vidéosurveillance permet d’élucider les infractions dans… 1,5% des cas ! Or, le coût du dispositif est exorbitant : 450.000 euros, pour équiper de 128 caméras les 27 collèges publics. À cela s’ajoute une enveloppe de 300.000 euros pour qu’il en soit de même dans les collèges privés mayennais. 750.000 euros dilapidés pour 1,5% d’affaires élucidées ! Et encore, ce coût apparaît largement sous-estimé et ne prend pas en compte les frais d’entretien, de remplacement du matériel et les frais de personnels de surveillance.Un projet liberticide
De plus, les projets du Conseil département ne s’arrêtent pas à un déploiement de caméras.
Est à l’étude un Centre de supervision départemental, où des agents visionneraient en direct et
en continu les images venues de toute la Mayenne. Le président du Conseil départemental évoque même publiquement les bienfaits de la reconnaissance faciale, afin de rendre les caméras plus « efficaces », car pour lui, « il faut qu’on accepte, à un moment donné, peut-être quand on est sur l’espace public, de restreindre certaines libertés » (Ici Mayenne, 11 juin 2025). Le Conseil départemental de la Mayenne propose, ni plus ni moins, à courts termes, un projet liberticide pour l’ensemble des habitants du département.Un projet non-démocratique
Le Conseil départemental de la Mayenne n’a concerté en rien les usagers des collèges, premiers concernés par la mise en place de la surveillance vidéo. La question n’a réellement été abordée dans les conseils d’administration des collèges lavallois qu’à partir de février 2026, soit un mois avant la mise en place effective des caméras. Or, quand le débat s’est
ouvert, le projet du Conseil départemental a rencontré une opposition franche des représentants des personnels, des élèves et des parents.
C’est pourquoi nous, associations et syndicats, réitérons notre opposition à la politique sécuritaire du Conseil départemental de la Mayenne et demandons l’abandon total du projet de vidéosurveillance dans les collèges du département, publics et privés.
Plutôt que de stigmatiser la jeunesse comme un groupe social dangereux, il serait plus pertinent d’engager les efforts financier en faveur de son bien être. La santé mentale de nos élèves est, par exemple, devenue un enjeu national. Il serait bien plus profitable que le Département alloue des moyens dans la prévention des troubles psychiques en finançant des actions éducatives permettant aux élèves de se sentir mieux au collège.Parce qu’éduquer, ce n’est pas surveiller.
Parce que filmer, ce n’est pas protéger.
CGT éducation public et privé, CFDT éducation public et privé, FSU, FO Lycées et collèges, Sud éducation, FCPE, LDH Laval Mayenne
- Compte-rendu du CSA (comité social d’administration spécial départemental) du 6 février 2026
Un comité social d’administration spécial départemental de repli s’est déroulé le 6 février.
Le CSA- SD examine la répartition des moyens dans le second degré.
Lors d’un CSASD de repli il n’y a pas de vote. Néanmoins, nous avons obtenu des
explications sur des situations préoccupantes.La déclaration de la FNEC-FP FO 53 est ici :
26-02-06 Déclaration CSA de repli (1)
Le bilan est à trouver ici :
- Communiqué sur le CSA concernant la DGH -janvier 2026
Nos organisations syndicales FNEC-FP FO 53 et FSU 53 refusent de siéger au CSA-SD consacré à la DHG, convoqué le jeudi 29 janvier 2026, en raison de la véritable saignée de postes annoncée dans l’Éducation nationale lors des CSA ministériel et académique : plus de 4000 suppressions de postes dans le 1er et 2nd degré, sont prévues à l’échelle nationale.
Il s’agit d’une offensive inédite contre l’École publique, conséquence directe du budget Macron-Lecornu, qui prévoit près de 7 milliards d’euros supplémentaires pour les dépenses militaires et multiplie les cadeaux fiscaux aux grandes entreprises, au détriment des services publics.Dans le second degré, l’académie de Nantes subira dès la rentrée 2026 la suppression de 120 postes. Le département de la Mayenne est particulièrement visé avec 19 postes supprimés en collèges et 2 en lycées, auxquels s’ajouteront encore des postes préemptés par les PAS.
Or, notre département est déjà structurellement déficitaire en personnels. Chaque rentrée voit des classes laissées sans enseignants, des heures de cours non assurées faute de professeurs, et des besoins de remplacement très loin d’être couverts. Cette situation constitue une rupture grave de l’égalité des droits et de l’accès à l’instruction sur l’ensemble du département mayennais.L’argument ministériel de la baisse démographique ne saurait justifier ces suppressions, d’autant
que les postes nécessaires n’ont jamais été créés lorsque les besoins étaient pourtant avérés.Enfin, les représentants des personnels sont convoqués à un CSA départemental sans que les documents de travail indispensables ne leur soient transmis dans les délais réglementaires, en totale contradiction avec les obligations légales et réglementaires.
Par respect pour les personnels des collèges et lycées, comme pour les usagers de l’École publique, et afin de pouvoir défendre efficacement les intérêts de nos collègues et de nos élèves, nos organisations syndicales FNEC-FP FO 53 et FSU 53 décident de ne pas siéger au CSA-SD du jeudi 29 janvier 2026.
A Laval, le 28 janvier 2026 - Fermeture d’un poste d’infirmière au collège de Grez-en-Bouère
C’est NON !
Rassemblement devant le collège à Grez-en-bouère Mardi 27 janvier à 17h00
La FNEC-FP FO 53, La CGT Educ’action 53 et la FCPE ont appris la suppression d’un poste d’infirmière scolaire (INFENES) implanté au collège de Grez-en-Bouère. En réalité, il s’agit d’une réorganisation opérée par le directeur académique Fabien Audy, suite à une décision prise par la Rectrice le 18 mars 2025 en CSA académique.
C’est lors d’une réunion départementale le 19 janvier dernier, que notre collègue infirmière, rattachée au collège de Grez-en-Bouère a appris brutalement la suppression de son poste, sans aucun ménagement, et sans que nos organisations syndicales représentatives au CSA en soient informées !
Nos organisations n’acceptent pas cette suppression de poste !
Pour le président Macron, la santé mentale serait une grande cause nationale ; vraiment ?
La situation est déjà alarmante : un nombre croissant de jeunes est touché par des problématiques de santé mentale, avec des troubles de plus en plus lourds, étroitement liés au contexte social. Cette réalité intervient alors que la situation est déjà extrêmement tendue, marquée par un manque criant de moyens humains en médecine scolaire, chez les psychologues, au sein des RASED, et parmi les assistants sociaux, entre autres.Nos organisations rappellent que la Mayenne est un département rural et le troisième désert médical de France. Une personne sur trois n’a pas de médecin traitant. Certains des élèves n’ont pour seuls contacts avec un personnel médical que ceux qu’ils ont avec leur infirmière scolaire.
La FNEC-FP FO 53, la CGT Educ’action, avec la FCPE revendiquent l’abandon de la suppression de poste au collège de Grez-en-Bouère.Elles appellent, les personnels, les familles, à se rassembler mardi 27 janvier à 17h, devant le collège de Grez-en-Bouère, pour faire annuler cette fermeture.
- Communiqué sur la vidéosurveillance dans les établissements de la Mayenne
A Laval, le 14 janvier 2026
Le Syndicat National Force Ouvrière des Lycées et des Collèges de la Mayenne
(SNFOLC 53) a appris par voie de presse la décision du Conseil départemental
d’installer, dès le mois de février, 128 caméras de vidéosurveillance dans les
collèges mayennais.Cette décision, prise de manière unilatérale par le président du Conseil
départemental, Olivier Richefou, s’inscrit dans un contexte national marqué par une
surenchère sécuritaire : annonces gouvernementales répétées, interventions des
forces de l’ordre dans les établissements, fouilles de sacs à l’entrée des collèges et
des lycées. Les élèves évoluent déjà dans un climat anxiogène avant même d’entrer
en classe. Ils seront désormais filmés et surveillés par des dispositifs de
vidéosurveillance opérés par des agents « accrédités », sous l’égide des forces de
l’ordre.Les jeunes ont besoin de sérénité et de moyens pour étudier, non d’un contrôle
permanent par des caméras ou de fouilles policières.
Le SNFOLC rappelle que la mission de surveillance relève déjà des assistants
d’éducation (AED), dont les effectifs sont notoirement insuffisants et dont les
conditions de travail et salariales sont particulièrement précaires.
Le SNFOLC 53 condamne cette décision autoritaire et unilatérale du Conseil
départemental, qui ne répond en rien aux besoins urgents des établissements
scolaires, et constitue une nouvelle atteinte aux libertés.
Le président du Conseil départemental lui-même reconnaît qu’« il n’y a pas
d’élément déclencheur ou de problème de sécurité » ayant motivé cette décision.
Cette orientation sécuritaire aura pourtant un coût démesuré : 450000 euros sont
prévus pour le déploiement de ces caméras, sans compter le visionnage et l’analyse
des images.
Dans le même temps, tous les collèges mayennais sont concernés par la présence
d’amiante (un danger mortel pour les adultes comme pour les élèves), le parc
informatique est largement insuffisamment financé et trop souvent obsolète, et des
travaux d’isolation sont indispensables pour éviter que les salles de classe ne
deviennent des étuves lors des épisodes de canicule.
Le SNFOLC 53 rappelle également que l’installation de dispositifs de
vidéosurveillance n’a fait l’objet d’aucune consultation des conseils d’administration
des collèges. Or, la CNIL précise que « dans un collège ou un lycée, la mise en
place de caméras relève d’une décision du chef d’établissement, après délibération
du conseil d’administration ».
Le SNFOLC 53 dénonce une réponse sécuritaire inefficace et anxiogène, qui ne
répond ni aux besoins des personnels ni à ceux des élèves. Ce dispositif de
surveillance ne fera en réalité qu’aggraver un climat déjà dégradé par une escalade
autoritaire.
Le SNFOLC 53 s’oppose à l’installation de caméras aux abords des collèges et
interpelle la Rectrice ainsi que la CNIL sur cette dérive préoccupante.
Enfin, le SNFOLC 53 poursuit son combat contre la réduction des crédits de
fonctionnement et les suppressions de postes annoncées par le ministère, dans un
contexte d’austérité budgétaire que le projet de loi de finances 2026 ne fera
qu’aggraver.SN FO LC 53, syndicat FO des collèges et lycées
- Motion sur la Protection Sociale Complémentaire
Motion des 43 enseignants et AESH réunis avec le SNUDI-FO 53 et le SNFOLC 53
Nous, enseignants et AESH de la Mayenne, réunis avec la FNEC-FP FO 53 le 3 décembre 2025,
avons échangé sur la protection santé complémentaire (PSC) qui deviendra obligatoire à compter
du 1er mai 2026. Nous dénonçons l’accord ministériel du 8 avril 2024.Nous constatons tout d’abord que cette nouvelle PSC est loin d’être un gain de pouvoir d’achat pour
tous les agents, comme le laisse entendre le ministre de l’Education nationale car :• Les conditions tarifaires et les garanties proposées sont différentes d’un ministère à l’autre,
créant une inégalité importante entre les fonctionnaires.• En fonction des situations individuelles, les simulations réalisées montrent souvent soit un
très faible gain (inférieur aux 22 € supplémentaires pris en charge par l’Etat), soit un coût
équivalent, soit même pour certains, en particulier des familles, un tarif plus élevé.• Certains collègues avaient des contrats moins chers pour des garanties équivalentes, parfois
meilleures, ou des garanties qu’ils estimaient suffisantes pour eux, ou encore des garanties
différentes pour eux et pour leurs enfants, ce qui n’est plus possible.• A ces simulations, il faudra en plus ajouter le coût de la prévoyance, souvent déjà comprise
dans le prix de nos contrats actuelsNous refusons l’adhésion obligatoire au volet santé.
De plus, nous considérons que, sous couvert d’avancée sociale, cette PSC est en réalité une
attaque frontale contre les principes de la Sécurité sociale, construite selon l’adage « chacun cotise
selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». C’est une attaque qui favorise encore davantage
la privatisation et le marché. Nous savons que pour d’autres ministères, c’est une start-up financée
par des fonds de pension qui a obtenu la gestion de la PSC. Nous considérons que la santé n’est
pas une marchandise, et qu’elle constitue un droit essentiel et fondamental.Pour toutes ces raisons, nous revendiquons l’abrogation de l’accord ministériel du 8 avril
2024, afin qu’il puisse être renégocié.Nous mandatons la FNEC-FP FO 53 pour qu’elle propose aux autres organisations
syndicales représentatives du département de porter ensemble cette revendication. - Protection sociale complémentaire : attention danger !
- Budget Macron-Lecornu-Geffray : des milliers de postes supprimés dans l’Éducation nationale !

- Frédéric Souillot (secrétaire général FO) : « Pas de suspension des revendications ! »
Les gouvernements passent, les revendications restent… et les mauvaises recettes aussi ! Après une semaine d’un psychodrame politico-politicien qui a abouti à la reconduction du Premier ministre démissionnaire, le gouvernement a révélé mardi matin, quelques heures avant la déclaration de politique générale, les grandes lignes du budget pour 2026.
Là non plus, rien de bien nouveau, les principales mesures annoncées reprennent largement celles que l’ex-Premier ministre François Bayrou avait présentées le 15 juillet dernier, à peine retouchées. La facture adressée aux travailleurs est toujours aussi lourde et les conséquences de ce nouveau plan d’austérité toujours aussi désastreuses pour l’économie française : 30 milliards à trouver pour réduire le déficit budgétaire, gel du barème de l’impôt sur le revenu, année blanche pour les prestations sociales et le point d’indice dans la fonction publique, gel des pensions pour 2026 et sous-indexation les années suivantes, fin de l’abattement de 10 % sur les retraites, hausse des franchises médicales, suppression de plus de 3 000 postes dans la fonction publique…
Si la suppression des jours fériés est bien abandonnée, le concours Lépine des mauvaises idées continue, avec le projet de contribution sur les titres-restaurant et les Chèques-Vacances.
Mais au-delà du budget, le gouvernement a lié son sort à la réforme des retraites, qui lui est revenue en boomerang la semaine dernière… Le Premier ministre a annoncé une suspension jusqu’en 2027, suspension du report de l’âge de départ et de l’allongement de la durée de cotisation. C’est un premier pas, mais la suspension n’est pas l’abrogation ! Cette réforme, imposée par 49.3 et rejetée par l’immense majorité des salariés, reste injuste, brutale et injustifiée.
Pour FO, il n’y a pas et il n’y aura pas de suspension de nos revendications !
La suspension n’est pas l’abrogation !
Les futures discussions annoncées par le Premier ministre ne pourront être que des négociations, pour prendre les choses par le bon bout. Reparler des retraites et de leur financement par la cotisation, c’est reparler d’emploi, d’autant plus aujourd’hui que les plans de restructuration et de suppressions d’emplois se multiplient. Il est nécessaire de développer des emplois pérennes, du début à la fin de la carrière, ou encore d’augmenter les salaires, ce qui augmenterait le volume des cotisations et donc entraînerait davantage de recettes pour les retraites. Actuellement, 50 % des personnes qui liquident leur retraite ne sont déjà plus en emploi. Elles sont au chômage, en arrêt maladie ou en invalidité, ou bénéficient de minima sociaux. Reculer encore l’âge de départ ou la durée de cotisation, c’est accroître encore plus les difficultés de ces populations !
Frédéric Souillot Secrétaire général de Force Ouvrière
- Rentrée 2022 – SalairesNOUS NE VOULONS PAS DU « NOUVEAU PACTE » DU MINISTRE N’DIAYENOUS VOULONS L’AUGMENTATION DES SALAIRES, SANS DÉLAI, SANS CONTREPARTIE ! Lien vers la pétition nationale FNEC-FP FO pour la hausse des salaires et des pensions : https://www.fo-fnecfp.fr/
- Grenelle Blanquer : analyse de la FNEC-FP FOLe ministre de l’Éducation nationale a effectué ses annonces concernant le « Grenelle ». L’enveloppe budgétaire proposée pour la « revalorisation » des personnels (400 millions) est indigente. Pour rappel, les personnels hospitaliers ont, par leur mobilisation, obtenu 183€ net d’augmentation indiciaire (49 points d’indice) soit une hausse du budget pour leur rémunération de 7,5Read more
